Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par CAT carrefour Meylan

Près de 90 millions d'euros, c'est la masse salariale totale des patrons du CAC 40 pour l'année 2013, selon le classement publié lundi par Les Echos. quarante plus grosses entreprises cotées à la Bourse de Paris a touché une rémunération de 2,25 millions d'euros.

Ce chiffre, en recul de 2,1% par rapport à 2012, marque une troisième année consécutive de baisse. Le repli est dû en grande partie à la chute des parts variables (-12%), conséquence de la crise, note le quotidien économique, tandis que les parts fixes restent stables.

Les banquiers retrouvent des couleurs

Comme l'an passé, la tête est occupée par Maurice Lévy, président du directoire de Publicis, qui a empoché 4,5 millions d'euros en 2013, en baisse de 6,25%, uniquement en parts variables. Son dauphin est toujours Jean-Paul Agon, PDG de L'Oréal, avec un salaire annuel de 3,937 millions d'euros, fixe et variable compris. Bernard Arnault, PDG de LVMH, quitte le podium et retombe à la 6e place, avec 3,457 millions d'euros (-8,8%). Il est remplacé à la troisième place par Georges Plassat (3,7 millions d'euros), le patron de Carrefour depuis avril 2012, et dont la dernière rémunération à ce nouveau poste ne portait que sur neuf mois.

Contrairement aux années précédentes, les banquiers affichent une meilleure mine, avec des parts variables qui ont gonflé en 2013 : + 137% pour le directeur général du Crédit Agricole Jean-Paul Chifflet, + 14% pour le PDG de la Société Générale Frédéric Oudéa. Le banquier le mieux payé du CAC 40, le patron de BNP Paribas Jean-Laurent Bonnafé, a lui perçu 2 millions d'euros de parts variables sur près de 3,4 millions d'euros de rémunérations totales.19 patrons sur 40 ont vu leurs rémunérations progresser en 2013. Si la palme revient à Jean-François Dubos, président du directoire de Vivendi, avec un bond de 190,24% (1,724 millions d'euros), ce chiffre est trompeur : en 2012, il n'avait exercé ses fonctions que pendant six mois. « La rémunération de Jean-François Dubos augmente fortement car la base n’est pas comparable», précisent d'ailleurs Les Echos. La chute la plus spectaculaire est à l'actif d'Henri Proglio, dont le salaire annuel a été plafonné à 450 000 euros (-65%), après l'entrée en vigueur du décret de juillet 2012, limitant les salaires des dirigeants des grandes entreprises publiques.

Commenter cet article